Spiruline bio, pourquoi ?

Spiruline « bio », un non sens ...

Toute personne s’intéressant un minimum à la spiruline, sait parfaitement que la culture de cette micro-algue se pratique sans aucun pesticide (insecticide, fongicide, herbicide...). Les bassins de culture à circuit d’eau fermé où se développe l'algue bleue ont un ph moyen de 10, c’est la raison pour laquelle quasiment aucun organisme nuisible n'y survit et par conséquent aucun produit phytosanitaire n'est nécessaire à la culture de la spiruline.

D’où zéro phyto utilisés pour la production de notre spiruline naturelle

Aucune crainte donc quant à la spiruline « non bio » française.

En revanche craignez les spirulines « bio », qui sont très souvent gage d'une spiruline industrielle importée depuis la Chine, l'Inde, les États-Unis... et qui, par on ne sait quelles équivalences ou lobbies, peuvent apposer le label bio, alors que leur cahier des charges étranger n'est pas connu, ni validé en Europe à ce jour.

La Fédération des Spiruliniers de France refuse les pratiques peu écologiques des industriels, raison pour laquelle elle est en train de mettre en place un cahier des charges avec les instances compétentes, afin d’établir une culture bio de la spiruline française, dans le respect de l'environnement.

« Les Spiruliniers de France :

En 2009, la trentaine de producteurs de spiruline existants a créé la Fédération des Spiruliniers de France (FSF), avec pour principal objectif la rédaction et le dépôt d’un cahier des charges de production biologique de spiruline et l’obtention d’un label « AB ».

Les travaux et expérimentations sur le projet de cahier des charges national « spiruline bio » ont démarré en 2013 (Planchon, Spiruline & Progrès et FSF) en partenariat avec la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB). Un Projet de cahier des charges bio a été déposé auprès des institutions en mai 2015.

Ce cahier des charges a une envergure nationale, à l’époque la spiruline n’était pas recensée à l’échelle européenne. Il aurait ensuite servi de base à l’élaboration d’un cahier des charges européen.

Notre cahier des charges « atypique » au regard de l’agriculture biologique classique a suscité beaucoup de questionnements et son examen à duré, duré…. Et coup de théâtre : en janvier 2016, la spiruline est classée en « algues marines » par l’Europe : ce qui a rendu notre dépôt national caduc. Elle ne sera plus classée en « production végétale », mais ce classement ouvre la voie à une certification biologique sous le régime du cahier des charges bio pour les algues marines (n°889/2008), qui s’applique au plus tard le 7 mai 2017.
Cependant, la DGAL (direction générale de l’alimentation) a bien inscrit en France la spiruline en « production primaire végétale » pour le GBPH…

La spiruline n’est ni une algue, ni marine, ce cahier des charges européen n’est pas adapté à notre production de spiruline. D’ailleurs une partie des principes qu’il impose ne permettent pas de produire une spiruline de qualité alimentaire et bactériologique satisfaisante, en référence aux règles de production et de traçabilité mises au point durant toutes ces années par la FSF.

Pourtant, l’arrivée de ce « cahier des charges » européen permet, par un régime dit « d’équivalence », l’importation de spirulines « biologiques » provenant de pays tiers, dont les cahiers des charges ne nous sont pas connus... »