Spiruline bio, pourquoi ?

Spiruline « bio », un non sens ...

Une culture saine par nature, la spiruline artisanal Française est saine et naturelle

Toute personne s’intéressant un minimum à la spiruline, sait parfaitement que la culture de cette micro-algue se pratique sans aucun pesticide (insecticide, fongicide, herbicide...). Les bassins de culture à circuit d’eau fermé où se développe l'algue bleue ont un ph moyen de 10, c’est la raison pour laquelle quasiment aucun organisme nuisible n'y survit et par conséquent aucun produit phytosanitaire n'est nécessaire à la culture de la spiruline.

D’où zéro phyto utilisés pour la production de spiruline...

Aucune crainte donc quant à la spiruline « non bio » française.

En revanche craignez les spirulines « bio », qui sont très souvent gage d'une spiruline industrielle importée depuis la Chine, l'Inde, les États-Unis... et qui, par on ne sait quelles équivalences ou lobbies, peuvent apposer le label bio, alors que leur cahier des charges étranger n'est pas connu, ni validé en Europe à ce jour.

Pour être précis, il existe bien une spiruline bio française depuis novembre 2017, cultivée sur près de 9 ha par une société semi-industrielle. Ce label AB est obtenue pour la France en utilisant des intrants organiques végétaux propres au cahier des charges des algues marines bien que la spiruline ne soit ni marine, ni une algue. Ce cahier des charges est donc inapproprié pour la spiruline et reste une aberration écologique et environnementale. Si utiliser des intrants organiques permet d'obtenir le label AB, le revers de la médaille est de générer de grosses quantités de boues qui ne sont pas écoresponsables pour l'environnement et surtout rendent le milieu de culture très trouble, ce qui empêche à la spiruline de faire sa photosynthèse et oblige à changer l’eau des bassins plusieurs fois par mois entraînant donc une consommation d’eau excessive. Ceci dénature totalement le fait que la culture de spiruline soit écologique, alors que la culture artisanale de spiruline peut garder le même milieu de culture pendant plusieurs années.

La Fédération des Spiruliniers de France refuse ces pratiques peu écologiques, raison pour laquelle elle est en train de mettre en place un cahier des charges avec les instances compétentes, afin d’établir une culture bio de la spiruline française, dans le respect de l'environnement.

« Les Spiruliniers de France :

En 2009, la trentaine de producteurs de spiruline existants a créé la Fédération des Spiruliniers de France (FSF), avec pour principal objectif la rédaction et le dépôt d’un cahier des charges de production biologique de spiruline et l’obtention d’un label « AB ».

Les travaux et expérimentations sur le projet de cahier des charges national « spiruline bio » ont démarré en 2013 (Planchon, Spiruline & Progrès et FSF) en partenariat avec la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB). Un Projet de cahier des charges bio a été déposé auprès des institutions en mai 2015.

Ce cahier des charges a une envergure nationale, à l’époque la spiruline n’était pas recensée à l’échelle européenne. Il aurait ensuite servi de base à l’élaboration d’un cahier des charges européen.

Notre cahier des charges « atypique » au regard de l’agriculture biologique classique a suscité beaucoup de questionnements et son examen à duré, duré…. Et coup de théâtre : en janvier 2016, la spiruline est classée en « algues marines » par l’Europe : ce qui a rendu notre dépôt national caduc. Elle ne sera plus classée en « production végétale », mais ce classement ouvre la voie à une certification biologique sous le régime du cahier des charges bio pour les algues marines (n°889/2008), qui s’applique au plus tard le 7 mai 2017.
Cependant, la DGAL (direction générale de l’alimentation) a bien inscrit en France la spiruline en « production primaire végétale » pour le GBPH…

La spiruline n’est ni une algue, ni marine, ce cahier des charges européen n’est pas adapté à notre production de spiruline. D’ailleurs une partie des principes qu’il impose ne permettent pas de produire une spiruline de qualité alimentaire et bactériologique satisfaisante, en référence aux règles de production et de traçabilité mises au point durant toutes ces années par la FSF.

Pourtant, l’arrivée de ce « cahier des charges » européen permet, par un régime dit « d’équivalence », l’importation de spirulines « biologiques » provenant de pays tiers, dont les cahiers des charges ne nous sont pas connus... »